DAR ENNOUR, MAISON D’HOTES au cœur de DJERBAHOOD :

Inauguration de DJERBAHOOD, 20 septembre 2014 le grand jour... Mehdi ben Cheikh enchaîne interviews sur interviews avec des journalistes du monde entier sur la terrasse de DAR ENNOUR – vaste demeure à l’architecture typiquement Djerbienne où il a établi ses quartiers, au centre du village tranquille d’ERRIADH –

Mehdi Ben Cheikh, Directeur de la galerie parisienne ITINERRANCE a planté ici dans ce bourg paisible son nouveau projet. La galerie s’était faîte connaître à l’automne 2013 grâce au succès colossal de la Tour Paris 13, cette barre HLM du XIIIe arrondissement transformée en musée éphémère de STREET ART, avant sa démolition.

Cette fois, avec «DJERBAHOOD», ITINERRANCE investit avec plus de cent artistes d’une trentaine de nationalités pendant tout l’été 2014, le dédale d’un village typique Djerbien avec ses rues étroites et sinueuses, ses maisons traditionnelles, appelées houchs.

«C’est comme une petite médina au milieu de nulle part», souligne Mehdi ben Cheikh. Ce hameau traditionnel, Mehdi ne l'a pas choisi par hasard : « C'est un village qui est lourd de sens, où musulmans, juifs et catholiques vivent paisiblement. »

Avant de commencer à monter ce projet, le Franco-Tunisien, qui rêvait d’intervenir dans son pays d’origine, ne connaissait pas ERRIADH. Si la renommée et l’accessibilité de Djerba et de son aéroport international avaient fait de l’île une possibilité privilégiée, c’est un ami qui lui a conseillé ce village, paisible et familial.

Le coup de foudre a été immédiat : « L’architecture m'a plu. Des coupoles, des voûtes, c’est un nouvel exercice pour les artistes. Ici, pas de murs de 50 mètres de haut, mais des petites maisons basses. C'est ce que je voulais, et la beauté du village les a tous enchantés. »

Mehdi Ben Cheikh a construit sur place et au jour le jour la « scénographie » de son projet offrant un parcours circulaire dans la médina, le noyau le plus ancien du village. Mais DJERBAHOOD dépasse le cadre de ce parcours « officiel », vitrine assez sage déjà pleine de bonnes surprises et de détours.
Des annexes viennent en effet enrichir ce jeu de piste : maisons ou écoles à l'abandon qui s'enrichissent chaque jour d'œuvres cachées, mais accessibles en poussant les portes y compris la friche anarchique de l’ancien abattoir qui aura inspiré le nom du projet, le fameux « HOOD ».
Au final, Ben Cheikh nous offre une première mondiale, une aventure unique où tout un village devient un musée à ciel ouvert, gratuit, sans cesse renouvelé, et où les artistes à travers leurs œuvres magnifient aux détours des ruelles, façades, vieux murs, portails, et maisons traditionnelles, la magie du lieu, des habitants et des architectures.
Mais alors que l’exposition de la Tour 13 était vouée à la démolition, ici le projet est conçu pour s’installer sur le long terme. C’est toute la magie et l’ambition de DJERBAHOOD, devenir ce qui ne s’est encore jamais fait, la référence d’un musée du STREET ART.